Job 14
S21 : © Société biblique de Genève. Son intégration dans Selah nécessite une autorisation de diffusion.
Contexte historique et auteur
- Auteur et transmission
- Anonyme ; les discours des personnages ne se confondent pas avec la voix du narrateur.
- Dates et périodes
- Cadre ancien non précisément datable ; composition très discutée.
- Lieux et origine
- Pays d’Uts, localisation incertaine
Dialogue de sagesse sur la souffrance innocente. Le livre conteste les explications automatiques reliant malheur personnel et faute personnelle.
Notice de synthèse Selah, non exhaustive. Les attributions traditionnelles, dates des événements et dates de rédaction sont distinctes. Certaines restent débattues.
- Job — commentaire de Matthew Henry (source externe en anglais)
Matthew Henry (1662–1714) et continuateurs · Protestante, tradition réformée et lecture évangélique
- Job — commentaire catholique Haydock (source externe en anglais)
George Leo Haydock (1774–1849), compilateur ; auteurs cités dans les notes · Catholique
- Job — introduction et structure (source externe en anglais)
Équipe BibleProject (Tim Mackie et collaborateurs) · Protestante évangélique
À propos de cette édition et de sa numérotation
Traduction française historique de Louis Segond, révision de 1910. Source et licence
Louis Segond 1910
1L’homme né de la femme! Sa vie est courte, sans cesse agitée.
Étudier2Il naît, il est coupé comme une fleur; Il fuit et disparaît comme une ombre.
Étudier3Et c’est sur lui que tu as l’œil ouvert! Et tu me fais aller en justice avec toi!
Étudier4Comment d’un être souillé sortira-t-il un homme pur? Il n’en peut sortir aucun.
Étudier5Si ses jours sont fixés, si tu as compté ses mois, Si tu en as marqué le terme qu’il ne saurait franchir,
Étudier6Détourne de lui les regards, et donne-lui du relâche, Pour qu’il ait au moins la joie du mercenaire à la fin de sa journée.
Étudier7Un arbre a de l’espérance: Quand on le coupe, il repousse, Il produit encore des rejetons;
Étudier8Quand sa racine a vieilli dans la terre, Quand son tronc meurt dans la poussière,
Étudier9Il reverdit à l’approche de l’eau, Il pousse des branches comme une jeune plante.
Étudier10Mais l’homme meurt, et il perd sa force; L’homme expire, et où est-il?
Étudier11Les eaux des lacs s’évanouissent, Les fleuves tarissent et se dessèchent;
Étudier12Ainsi l’homme se couche et ne se relèvera plus, Il ne se réveillera pas tant que les cieux subsisteront, Il ne sortira pas de son sommeil.
Étudier13Oh! Si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M’y tenir à couvert jusqu’à ce que ta colère fût passée, Et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi!
Étudier14Si l’homme une fois mort pouvait revivre, J’aurais de l’espoir tout le temps de mes souffrances, Jusqu’à ce que mon état vînt à changer.
Étudier15Tu appellerais alors, et je te répondrais, Tu languirais après l’ouvrage de tes mains.
Étudier16Mais aujourd’hui tu comptes mes pas, Tu as l’œil sur mes péchés;
Étudier17Mes transgressions sont scellées en un faisceau, Et tu imagines des iniquités à ma charge.
Étudier18La montagne s’écroule et périt, Le rocher disparaît de sa place,
Étudier19La pierre est broyée par les eaux, Et la terre emportée par leur courant; Ainsi tu détruis l’espérance de l’homme.
Étudier20Tu es sans cesse à l’assaillir, et il s’en va; Tu le défigures, puis tu le renvoies.
Étudier21Que ses fils soient honorés, il n’en sait rien; Qu’ils soient dans l’abaissement, il l’ignore.
Étudier22C’est pour lui seul qu’il éprouve de la douleur en son corps, C’est pour lui seul qu’il ressent de la tristesse en son âme.
Étudier