Job 29
S21 : © Société biblique de Genève. Son intégration dans Selah nécessite une autorisation de diffusion.
Contexte historique et auteur
- Auteur et transmission
- Anonyme ; les discours des personnages ne se confondent pas avec la voix du narrateur.
- Dates et périodes
- Cadre ancien non précisément datable ; composition très discutée.
- Lieux et origine
- Pays d’Uts, localisation incertaine
Dialogue de sagesse sur la souffrance innocente. Le livre conteste les explications automatiques reliant malheur personnel et faute personnelle.
Notice de synthèse Selah, non exhaustive. Les attributions traditionnelles, dates des événements et dates de rédaction sont distinctes. Certaines restent débattues.
- Job — commentaire de Matthew Henry (source externe en anglais)
Matthew Henry (1662–1714) et continuateurs · Protestante, tradition réformée et lecture évangélique
- Job — commentaire catholique Haydock (source externe en anglais)
George Leo Haydock (1774–1849), compilateur ; auteurs cités dans les notes · Catholique
- Job — introduction et structure (source externe en anglais)
Équipe BibleProject (Tim Mackie et collaborateurs) · Protestante évangélique
À propos de cette édition et de sa numérotation
Traduction française historique de Louis Segond, révision de 1910. Source et licence
Louis Segond 1910
Monologue de Job: son ancienne prospérité, ses souffrances actuelles, son innocence
1Job prit de nouveau la parole sous forme sentencieuse et dit:
Étudier2Oh! Que ne puis-je être comme aux mois du passé, Comme aux jours où Dieu me gardait,
Étudier3Quand sa lampe brillait sur ma tête, Et que sa lumière me guidait dans les ténèbres!
Étudier4Que ne suis-je comme aux jours de ma vigueur, Où Dieu veillait en ami sur ma tente,
Étudier5Quand le Tout-Puissant était encore avec moi, Et que mes enfants m’entouraient;
Étudier6Quand mes pieds se baignaient dans la crème Et que le rocher répandait près de moi des ruisseaux d’huile!
Étudier7Si je sortais pour aller à la porte de la ville, Et si je me faisais préparer un siège dans la place,
Étudier8Les jeunes gens se retiraient à mon approche, Les vieillards se levaient et se tenaient debout.
Étudier9Les princes arrêtaient leurs discours, Et mettaient la main sur leur bouche;
Étudier10La voix des chefs se taisait, Et leur langue s’attachait à leur palais.
Étudier11L’oreille qui m’entendait me disait heureux, L’œil qui me voyait me rendait témoignage;
Étudier12Car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, Et l’orphelin qui manquait d’appui.
Étudier13La bénédiction du malheureux venait sur moi; Je remplissais de joie le cœur de la veuve.
Étudier14Je me revêtais de la justice et je lui servais de vêtement, J’avais ma droiture pour manteau et pour turban.
Étudier15J’étais l’œil de l’aveugle Et le pied du boiteux.
Étudier16J’étais le père des misérables, J’examinais la cause de l’inconnu;
Étudier17Je brisais la mâchoire de l’injuste, Et j’arrachais de ses dents la proie.
Étudier18Alors je disais: Je mourrai dans mon nid, Mes jours seront abondants comme le sable;
Étudier19L’eau pénétrera dans mes racines, La rosée passera la nuit sur mes branches;
Étudier20Ma gloire reverdira sans cesse, Et mon arc rajeunira dans ma main.
Étudier21On m’écoutait et l’on restait dans l’attente, On gardait le silence devant mes conseils.
Étudier22Après mes discours, nul ne répliquait, Et ma parole était pour tous une bienfaisante rosée;
Étudier23Ils comptaient sur moi comme sur la pluie, Ils ouvraient la bouche comme pour une pluie du printemps.
Étudier24Je leur souriais quand ils perdaient courage, Et l’on ne pouvait chasser la sérénité de mon front.
Étudier25J’aimais à aller vers eux, et je m’asseyais à leur tête; J’étais comme un roi au milieu d’une troupe, Comme un consolateur auprès des affligés.
Étudier