Job 41
S21 : © Société biblique de Genève. Son intégration dans Selah nécessite une autorisation de diffusion.
Contexte historique et auteur
- Auteur et transmission
- Anonyme ; les discours des personnages ne se confondent pas avec la voix du narrateur.
- Dates et périodes
- Cadre ancien non précisément datable ; composition très discutée.
- Lieux et origine
- Pays d’Uts, localisation incertaine
Dialogue de sagesse sur la souffrance innocente. Le livre conteste les explications automatiques reliant malheur personnel et faute personnelle.
Notice de synthèse Selah, non exhaustive. Les attributions traditionnelles, dates des événements et dates de rédaction sont distinctes. Certaines restent débattues.
- Job — commentaire de Matthew Henry (source externe en anglais)
Matthew Henry (1662–1714) et continuateurs · Protestante, tradition réformée et lecture évangélique
- Job — commentaire catholique Haydock (source externe en anglais)
George Leo Haydock (1774–1849), compilateur ; auteurs cités dans les notes · Catholique
- Job — introduction et structure (source externe en anglais)
Équipe BibleProject (Tim Mackie et collaborateurs) · Protestante évangélique
À propos de cette édition et de sa numérotation
Traduction française historique de Louis Segond, révision de 1910. Source et licence
Louis Segond 1910
1Nul n’est assez hardi pour l’exciter; Qui donc me résisterait en face?
Étudier2De qui suis-je le débiteur? Je le paierai. Sous le ciel tout m’appartient.
Étudier3Je veux encore parler de ses membres, Et de sa force, et de la beauté de sa structure.
Étudier4Qui soulèvera son vêtement? Qui pénétrera entre ses mâchoires?
Étudier5Qui ouvrira les portes de sa gueule? Autour de ses dents habite la terreur.
Étudier6Ses magnifiques et puissants boucliers Sont unis ensemble comme par un sceau;
Étudier7Ils se serrent l’un contre l’autre, Et l’air ne passerait pas entre eux;
Étudier8Ce sont des frères qui s’embrassent, Se saisissent, demeurent inséparables.
Étudier9Ses éternuements font briller la lumière; Ses yeux sont comme les paupières de l’aurore.
Étudier10Des flammes jaillissent de sa bouche, Des étincelles de feu s’en échappent.
Étudier11Une fumée sort de ses narines, Comme d’un vase qui bout, d’une chaudière ardente.
Étudier12Son souffle allume les charbons, Sa gueule lance la flamme.
Étudier13La force a son cou pour demeure, Et l’effroi bondit au-devant de lui.
Étudier14Ses parties charnues tiennent ensemble, Fondues sur lui, inébranlables.
Étudier15Son cœur est dur comme la pierre, Dur comme la meule inférieure.
Étudier16Quand il se lève, les plus vaillants ont peur, Et l’épouvante les fait fuir.
Étudier17C’est en vain qu’on l’attaque avec l’épée; La lance, le javelot, la cuirasse, ne servent à rien.
Étudier18Il regarde le fer comme de la paille, L’airain comme du bois pourri.
Étudier19La flèche ne le met pas en fuite, Les pierres de la fronde sont pour lui du chaume.
Étudier20Il ne voit dans la massue qu’un brin de paille, Il rit au sifflement des dards.
Étudier21Sous son ventre sont des pointes aiguës: On dirait une herse qu’il étend sur le limon.
Étudier22Il fait bouillir le fond de la mer comme une chaudière, Il l’agite comme un vase rempli de parfums.
Étudier23Il laisse après lui un sentier lumineux; L’abîme prend la chevelure d’un vieillard.
Étudier24Sur la terre nul n’est son maître; Il a été créé pour ne rien craindre.
Étudier25Il regarde avec dédain tout ce qui est élevé, Il est le roi des plus fiers animaux.
Étudier