Job 7
S21 : © Société biblique de Genève. Son intégration dans Selah nécessite une autorisation de diffusion.
Contexte historique et auteur
- Auteur et transmission
- Anonyme ; les discours des personnages ne se confondent pas avec la voix du narrateur.
- Dates et périodes
- Cadre ancien non précisément datable ; composition très discutée.
- Lieux et origine
- Pays d’Uts, localisation incertaine
Dialogue de sagesse sur la souffrance innocente. Le livre conteste les explications automatiques reliant malheur personnel et faute personnelle.
Notice de synthèse Selah, non exhaustive. Les attributions traditionnelles, dates des événements et dates de rédaction sont distinctes. Certaines restent débattues.
- Job — commentaire de Matthew Henry (source externe en anglais)
Matthew Henry (1662–1714) et continuateurs · Protestante, tradition réformée et lecture évangélique
- Job — commentaire catholique Haydock (source externe en anglais)
George Leo Haydock (1774–1849), compilateur ; auteurs cités dans les notes · Catholique
- Job — introduction et structure (source externe en anglais)
Équipe BibleProject (Tim Mackie et collaborateurs) · Protestante évangélique
À propos de cette édition et de sa numérotation
Traduction française historique de Louis Segond, révision de 1910. Source et licence
Louis Segond 1910
1Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat, Et ses jours sont ceux d’un mercenaire.
Étudier2Comme l’esclave soupire après l’ombre, Comme l’ouvrier attend son salaire,
Étudier3Ainsi j’ai pour partage des mois de douleur, J’ai pour mon lot des nuits de souffrance.
Étudier4Je me couche, et je dis: Quand me lèverai-je? Quand finira la nuit? Et je suis rassasié d’agitations jusqu’au point du jour.
Étudier5Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, Ma peau se crevasse et se dissout.
Étudier6Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, Ils s’évanouissent: plus d’espérance!
Étudier7Souviens-toi que ma vie est un souffle! Mes yeux ne reverront pas le bonheur.
Étudier8L’œil qui me regarde ne me regardera plus; Ton œil me cherchera, et je ne serai plus.
Étudier9Comme la nuée se dissipe et s’en va, Celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas;
Étudier10Il ne reviendra plus dans sa maison, Et le lieu qu’il habitait ne le connaîtra plus.
Étudier11C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, Je parlerai dans l’angoisse de mon cœur, Je me plaindrai dans l’amertume de mon âme.
Étudier12Suis-je une mer, ou un monstre marin, Pour que tu établisses des gardes autour de moi?
Étudier13Quand je dis: Mon lit me soulagera, Ma couche calmera mes douleurs,
Étudier14C’est alors que tu m’effraies par des songes, Que tu m’épouvantes par des visions.
Étudier15Ah! Je voudrais être étranglé! Je voudrais la mort plutôt que ces os!
Étudier16Je les méprise!… je ne vivrai pas toujours… Laisse-moi, car ma vie n’est qu’un souffle.
Étudier17Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas, Pour que tu daignes prendre garde à lui,
Étudier18Pour que tu le visites tous les matins, Pour que tu l’éprouves à tous les instants?
Étudier19Quand cesseras-tu d’avoir le regard sur moi? Quand me laisseras-tu le temps d’avaler ma salive?
Étudier20Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, gardien des hommes? Pourquoi me mettre en butte à tes traits? Pourquoi me rendre à charge à moi-même?
Étudier21Que ne pardonnes-tu mon péché, Et que n’oublies-tu mon iniquité? Car je vais me coucher dans la poussière; Tu me chercheras, et je ne serai plus.
Étudier